Une course contre le froid
L’itinérance en hiver : survivre avant de penser à demain!
En octobre, dans la Péninsule acadienne, les feuilles tombent, le froid s’installe et la plupart d’entre nous préparent leur maison pour l’hiver. Mais pour les personnes en situation d’itinérance, une autre réalité commence : trouver un endroit où dormir, manger et survivre sans geler.
L’itinérance ne se résume pas à dormir sur un banc ou sous un pont. Elle prend plusieurs formes : dormir dans sa voiture, vivre dans une tente ou un abri de fortune, passer d’une nuit à l’autre chez des connaissances ou se retrouver sans logement stable. Ici, dans nos communautés, combien de personnes vivent ces réalités sans que nous les voyions? Et surtout, où peuvent-elles aller lorsque les températures chutent?
Les options sont limitées. Il est difficile de passer la journée dans un commerce, un restaurant ou un lieu public sans consommer ou risquer de se faire demander de partir. Quand on a de l’argent, on peut acheter un café et rester un peu plus longtemps. Mais quand chaque dollar sert à manger ou à se déplacer, même cette petite possibilité disparaît.
Pendant que plusieurs pensent aux décorations d’Halloween, d’autres calculent déjà comment renforcer leur campement, protéger leurs couvertures et empêcher le vent de s’infiltrer sous une bâche. Se nourrir devient aussi un défi. Les banques alimentaires sont essentielles, mais comment conserver les aliments quand tout gèle dehors? Comment cuisiner sans équipement adapté? Le propane, le butane et les réchauds peuvent sembler être des solutions, mais ils coûtent cher et comportent de réels risques d’incendie, de brûlure et d’intoxication au monoxyde de carbone lorsqu’ils sont utilisés dans un espace fermé ou mal ventilé.
Dire aux gens de se mettre à l’abri ne suffit pas si aucun refuge accessible ne leur ouvre ses portes. L’hiver et le froid ne font pas de cadeaux. Pour une personne sans toit, chaque nuit peut devenir une épreuve de plus. L’itinérance n’est pas un manque de volonté. C’est une réalité humaine qui exige des réponses concrètes : des lieux sécuritaires, des services accessibles et une communauté qui refuse de détourner le regard. Parce qu’avant de demander à quelqu’un de se relever, encore faut-il lui donner un endroit où poser les pieds.
Ressources disponibles :
• Centre de Bénévolat de la Péninsule Acadienne Inc. : 506 727-1860
• Refuge d’urgence de Bathurst : 506 549-3232
• Refuge d’urgence de Miramichi :506 642-3208
• Centre de réchauffement de Bathurst : 506 655-5025
• Centre de réchauffement de Miramichi : 506 549-3215
• Trouver des services communautaires et sociaux : 211
Banques alimentaires et friperies :
• Secours-Amitié (Lamèque) : 506 344-5791
• Rayon d’Espoir (Tracadie) : 506 395-6537
• AmiSoleil (Caraquet) : 506 727-6778
• Centre Familial Unique (Néguac) : 506 779-1900
Coordonnées des centres de santé mentale communautaires :
• Caraquet : 506 726-2030
• Tracadie : 506 394-3760
• Shippagan : 506 336-3367
• Miramichi : 506 778-6111
• Bathurst : 506 547-2038