Monique Boudreau invite les femmes à aspirer à des postes de direction

Depuis 2013, Monique Boudreau est la directrice générale du District scolaire francophone Sud et elle est actuellement la seule femme qui occupe un tel poste dans la province. Elle encourage ses collègues féminines et les jeunes filles à aspirer à des postes de direction pour une meilleure représentation.
« Souvent, j’étais la seule femme à la table de discussion (…). Aujourd’hui, nous avons quand même une sous-ministre et une sous-ministre adjointe, en plus d’une femme comme ministre, ce qui constitue de gros changements », mentionne-t-elle avec satisfaction.
Elle rappelle que le milieu de l’éducation est majoritairement féminin avec une forte proportion de femmes dans les salles de classe. « Mais quand on regarde les organigrammes et qu’on avance dans la hiérarchie, je trouve que la représentation féminine diminue beaucoup », déplore-t-elle.
Une belle lueur d’espoir
Elle note toutefois des améliorations au fil des ans et elle salue la présence d’un plus grand nombre de collègues féminines à des postes clés. Elle voit également une participation accrue des jeunes filles dans les postes de représentation dans les écoles.
« Je trouve qu’il est important d’avoir cette diversité et cette représentation des valeurs féminines qui peuvent être différentes de celles des hommes. C’est important au niveau de l’équité. »
Elle a d’ailleurs accepté d’accorder cette entrevue pour sensibiliser les jeunes filles que les femmes peuvent occuper des postes de direction, peu importe le domaine. « Je pense qu’en éducation, c’est notre rôle de promouvoir et d’aller chercher ces modèles pour le faire connaître », souligne-t-elle.

Elle mentionne également les dernières élections provinciales où plusieurs femmes se sont présentées et ont été élues. « Nos jeunes filles dans les écoles voient maintenant qu’il est possible pour elles d’être première ministre du Nouveau-Brunswick. Souvent, cet aspect-là inspire la confiance. Les stéréotypes existent toujours et c’est notre rôle en éducation de les éliminer », conclut-elle avec conviction.