Un engagement ferme d’améliorer l’accès à l’avortement!

À peine rentré au pouvoir, le gouvernement libéral a décidé d’aller de l’avant avec son engagement d’améliorer l’accès à l’avortement dans la province. Il a approuvé des modifications au Règlement 84-20 qui permettront à l’assurance maladie de prendre en charge le coût des avortements chirurgicaux pratiqués à l’extérieur du milieu hospitalier.
« Notre gouvernement s’est engagé à agir rapidement sur plusieurs dossiers, notamment supprimer les obstacles liés à l’accès aux services d’avortement », a déclaré la première ministre, Susan Holt. « Même si nous reconnaissons que cette mesure ne peut à elle seule améliorer immédiatement l’accès à l’avortement, il s’agit d’un premier pas important. »
La prochaine étape
Ces changements permettent au Nouveau-Brunswick de s’harmoniser aux pratiques en cours dans la plupart des autres provinces, avec une prise en charge des coûts, que l’avortement soit pratiqué dans un hôpital ou dans une clinique. Au cours de la prochaine étape, le ministère de la Santé travaillera avec des intervenants, comme la Société médicale du Nouveau-Brunswick et les régies régionales de la santé, pour déterminer comment ces services seront offerts dans la communauté.
« Tous les gens méritent d’avoir
accès aux soins de santé dont ils ont besoin et grâce à ce changement, nous facilitons l’accès à ce service pour les personnes qui en ont besoin, peu importe où elles vivent », a affirmé le ministre de la Santé, John Dornan.
« Il est essentiel d’améliorer l’accès aux avortements médicaux et chirurgicaux pour offrir des soins de santé qui sont équitables pour tous, et pour y arriver, nous devons éliminer les obstacles », a dit la ministre responsable de l’Égalité des femmes, Lyne Chantal Boudreau. « Nous travaillerons avec le ministère de la Santé, les régies régionales de la santé et les organismes communautaires afin de veiller à ce que les gens du Nouveau-Brunswick aient l’accès, les renseignements et le soutien dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées au sujet de leur santé. »
Réaction du RFNB
« Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick tient à remercier la première ministre, Susan Holt et son équipe pour leur geste important qui aura une profonde incidence sur la justice reproductive au Nouveau-Brunswick », a indiqué la directrice générale, Andrée-Anne LeBlanc. « Depuis 17 ans, notre organisme revendique l’accès à l’avortement et souligne avec fierté ce premier pas pour rendre les soins d’avortement plus accessibles dans l’ensemble de notre province. »
Il existe deux types de services d’avortement au Nouveau-Brunswick. La plupart des avortements pratiqués dans la province sont des avortements médicaux, une procédure non chirurgicale qui repose sur la prise de médicaments
sur ordonnance. Actuellement, les avortements chirurgicaux sont seulement pratiqués dans trois hôpitaux : l’Hôpital régional Chaleur, l’Hôpital de Moncton et le Centre hospitalier universitaire
Dr-Georges-L.-Dumont.
Source : GNB