Club Feu Vert
Un club pour protéger les merveilles du Nouveau-Brunswick
Des gens passionnés par l’environnement forment depuis 2019 le Club Feu vert dans
la municipalité régionale de Grand-Sault.
Ce mouvement environnemental veut ainsi
protéger les merveilles du Nouveau-Brunswick par le biais de plusieurs initiatives.
Sa présidente, Nicole McLaughlin, souligne que le printemps coïncide avec leurs efforts pour favoriser les pollinisateurs. « Initialement, nous faisons la promotion du mois de mai sans tondeuse, mais nous mettons maintenant plus d’accent sur les zones pour les pollinisateurs. Nous demandons aux gens de réserver un espace sur leur terrain pendant toute la saison estivale pour bien les nourrir avec des plantes indigènes », explique-t-elle.
Elle mentionne la verveine bleue, l’aster de la Nouvelle-Angleterre, l’asclépiade commun (une plante très importante pour les monarques) ou encore des arbres et arbustes tels que le rosier de Virginie et le lilas commun. « Pour bien choisir les plantes pour votre zone pour les pollinisateurs, il faut considérer combien d’espace que vous avez et les conditions dans lesquelles les plantes vont pousser. Par exemple, si c’est un endroit plutôt à l’ombre, l’ancolie du Canada et la violette cucullée vont bien y pousser. Si c’est un endroit en plein soleil, l’aster à ombelles et la rudbeckie hérissée y profiteront. Les rosiers, quant à eux, peuvent profiter en plein soleil, mais aussi tolèrent un peu d’ombre », poursuit-elle.
Mme McLaughlin souligne que chaque personne peut ainsi faire une différence, car un grand nombre d’insectes et de petits animaux pollinisateurs sont en déclin. « Toute cette diversité est importante pour nous, puisque 30 pour cent de notre nourriture provient des efforts des pollinisateurs », précise-t-elle.
Le club a ainsi planté des jardins pollinisateurs dans la région et travaille avec la municipalité pour désigner des zones pour les pollinisateurs, en plus d’avoir créé un jardin communautaire à Grand-Sault. Ses membres œuvrent maintenant avec des foyers des soins pour construire des bacs à jardinage surélevés pour les personnes résidentes.
Le jardinage écologique pour cultiver des aliments sains
Cultiver des aliments sains sans recourir aux produits chimiques se retrouve au cœur des activités du Regroupement des jardiniers écologiques de la Péninsule acadienne. Rencontres, ateliers, causeries et visites de jardins ponctuent la belle saison pour favoriser l’échange de trucs et astuces entre ses membres.
« Avec le coût de la vie super élevé dernièrement, il est de plus en plus difficile de se nourrir convenablement. La nourriture qu’on mange est tellement importante pour nous maintenir en santé. L’autosuffisance dans la communauté est un autre aspect important », énumère la coordinatrice du regroupement, Stéphanie Belanger, au sujet du jardinage écologique.
Elle rappelle qu’en utilisant des produits chimiques dans son jardin, ceux-ci se retrouveront dans les fruits et légumes cultivés et seront absorbés par les personnes humaines. « Aussi, quand nous encourageons le jardinage dans la communauté, on n’a pas besoin d’acheter des produits exportés d’ailleurs. Ceci réduit les coûts et le gaspillage alimentaire », ajoute-t-elle.
Les membres du regroupement partagent donc leurs expériences personnelles pour jardiner de façon plus écologique à l’aide d’informations détaillées et de ressources disponibles. Leur site web (rjepa.ca) contient d’ailleurs une trentaine de vidéos sur la culture de fruits et légumes ou encore sur des thématiques comme le compostage, la mise en conserve
et la préservation des récoltes.