Le harcèlement et l’intimidation influencent de plus en plus l’expérience vécue par les personnes engagées dans la gouvernance locale, surtout en ligne.

Le harcèlement et l’intimidation influencent de plus en plus l’expérience vécue par les personnes engagées dans la gouvernance locale. L’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMN) et l’Union des municipalités du Nouveau-Brunswick ont publié en juillet dernier le rapport « Respect en action » pour présenter des recommandations pour améliorer ces situations.

« Les élus et les employés municipaux doivent pouvoir faire leur travail dans un environnement sécuritaire. Il est certain que toutes les décisions prises par un conseil municipal ne vont pas faire l’unanimité auprès de la population. Il faut trouver des mécanismes et les encadrer pour permettre à la population d’exprimer ses points de vue ou mécontentements sans pour autant attaquer les élus ou employés municipaux », affirme le président de l’AFMNB, Kassim Doumbia.

De même, des situations peuvent survenir entre personnes élues ou entre une personne élue et l’équipe administrative quand des désaccords deviennent des attaques personnelles, du dysfonctionnement ou de l’intimidation.

L’omniprésence des médias sociaux a exacerbé la situation avec de la désinformation, des escalades rapides et l’anonymat qui amplifient les menaces. « Tout de suite, il n’y a pas de législation ou d’encadrement qui permettent aux élus de dénoncer ces pratiques », souligne M. Doumbia.

Le rapport recommande notamment la mise en place d’un cadre législatif pour encadrer les moyens dont pourrait se prévaloir une personne harcelée ou intimidée pour signaler ces situations. « Je pense que nous pourrions arriver avec un cadre plus structuré avec une démarche précise et un processus consistant à suivre pour accompagner la personne qui se sent intimidée ou harcelée dans l’exercice de ses fonctions municipales », avance-t-il.

Le rapport contient ainsi plus d’une quarantaine de recommandations, notamment pour aider les municipalités à mieux accompagner et outiller leurs personnes élues et employées. Un comité de suivi pourrait bientôt être formé pour assurer la mise en œuvre de ces recommandations à l’échelle provinciale.