Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a complètement changé le paysage municipal en 2023 lors de la réforme de la gouvernance locale.

Le paysage municipal du Nouveau-Brunswick a été complètement transformé le 1er janvier 2023 avec la réforme de la gouvernance locale. La nouvelle structure compte depuis 72 gouvernements locaux, 12 districts ruraux et un mandat élargi pour les commissions de services régionaux (CSR). Les municipalités de la province s’adaptent encore à cette nouvelle réalité et le président de l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick en tire un bilan généralement positif.

« La réforme de la gouvernance locale est la plus grande transformation que les municipalités ont connue depuis les années 1960 avec le programme Chances égales pour tous. C’est donc vraiment un pas très grand pour le monde municipal. Est-ce qu’elle est parfaite ? Je vous dirai qu’il y a encore de la place pour de l’amélioration. Mais je vous dirais aussi qu’elle a permis à des municipalités de survivre, puisqu’avec la façon dont on évaluait, sans réforme, elles auraient eu des coûts de fonctionnement trop grands pour leurs revenus », avance Kassim Doumbia.

Par ailleurs, il se réjouit que les populations qui n’avaient auparavant pas de représentation ont maintenant accès à un gouvernement municipal. La réforme a également ajouté des responsabilités régionales aux CSR, comme le développement économique et touristique, et ceci s’est étendu, entre autres, aux dossiers du logement et du transport en commun.

M. Doumbia considère la réforme comme un processus dynamique qui évolue encore aujourd’hui. D’ailleurs, il ne serait pas surpris si d’autres regroupements survenaient dans un avenir rapproché.

Cependant, une réforme fiscale se fait toujours attendre, puisque les municipalités assument des responsabilités additionnelles depuis 2023, mais des budgets accrus n’ont pas suivi. De plus, certaines routes des anciens districts de services locaux sont encore désignées route provinciale, alors qu’elles se retrouvent dans une municipalité nouvellement créée qui n’a pas les moyens de s’en occuper. « J’espère qu’avec le temps, nous trouverons les mécanismes pour mieux répondre à ces problématiques », ajoute-t-il.