Profil : La Galerie Sans Nom célèbrera bientôt ses 50 ans
La Galerie Sans Nom (GSN) à Moncton regroupe près d’une cinquantaine d’artistes en une coopérative formée depuis la fin des années 70. Ce centre d’artistes autogéré propose ainsi un espace d’exposition parallèle aux institutions traditionnelles.
« La vocation de la Galerie Sans nom est de présenter de l’art et, dans notre mandat, nous avons un intérêt spécifique pour la communauté acadienne. Nous sommes le seul centre d’artistes en Acadie qui opère en français et qui présente des artistes d’origine acadienne avec intention », explique Rémi Belliveau, qui assume la direction générale par intérim. La galerie expose également des artistes d’ailleurs au Canada afin d’exposer ses membres et la communauté à ce qui se fait ailleurs au pays. Ses galeries sont vues comme des laboratoires pour que les artistes expérimentent avec leur art afin de proposer quelque chose à l’extérieur des attentes habituelles du public ou de l’art en général.
La GSN a toujours opéré sous le modèle coopératif et elle se retrouve donc sous la gestion d’un conseil d’administration. Celui-ci est élu lors de son assemblée générale annuelle et les décisions y sont prises en groupe. Ses installations comprennent une galerie principale, la Salle Sans Sou et le mur des membres. Justement, les membres déterminent quelles œuvres seront présentées sur ce mur qui leur est exclusivement réservé. La coopérative organise en plus le festival d’art sonore et de musique expérimentale Reflux, le festival de films Super 8 Acadie Underground et une tournée provinciale pour les artistes de performance.
« Dès le départ, la GSN a été imaginée comme une coopérative par et pour les artistes », ajoute Rémi Boudreau.
Ses membres n’hésitent pas à contribuer à son essor de façon bénévole et plusieurs apprécient l’esprit collectif derrière une coopérative qui est à l’opposée d’une pratique artistique en solitaire. « Le modèle coopératif a cette valeur ajoutée pour les artistes, puisqu’il nous sort de notre isolement et nous force à travailler ensemble », conclut Rémi Boudreau.