Paul Lanteigne (Gracieuseté)

En cette Semaine de la coopération, Paul Lanteigne tire un bilan positif de ce mouvement dans la province. Ce coopérateur dans l’âme a consacré la majeure partie de sa carrière aux coopératives et il est notamment président du conseil d’administration du Carrefour Coop à Lamèque.

« Je pense qu’il est important de souligner les coopératives au Nouveau-Brunswick et surtout celles du côté francophone », affirme-t-il d’emblée. « Il est important d’avoir une Semaine de la coopération pour montrer que nous sommes toujours là et que nous répondons à des besoins. »

Histoires à succès

Paul Lanteigne mentionne par exemple l’ouverture récente d’une garderie coopérative à l’Île-de-Lamèque qui vient répondre à un important besoin pour des services de garde. La Coopérative carrefour santé communautaire à Inkerman offre maintenant des services de santé essentiels à la population de plusieurs collectivités dans la Péninsule acadienne. La Coop d’alimentation de Dieppe a quant à elle terminé des travaux de rénovation pour en faire l’une des plus belles épiceries de la province. M. Lanteigne a également noté un changement de fournisseur pour le secteur alimentaire coopératif dans la province et cette transition semble s’être bien déroulée.

Coopérative en difficulté

Cependant, le monde coopératif acadien a été ébranlé avec l’annonce en août dernier que l’Association coopérative des pêcheurs de l’île s’était mise à l’abri de ces créanciers. Paul Lanteigne avoue suivre cette situation de près et il souhaite que les valeurs coopératives permettent à ce transformateur de fruits de mer de traverser la tempête.

« La coopérative des pêcheurs est un joyau important qui fait rouler l’économie et qui redonne beaucoup à la communauté. Plein d’entreprises gravitent autour d’elle et il est important qu’elle demeure en marche », souligne-t-il en se disant optimiste pour son avenir.

La coopération, toujours d’actualité

Par ailleurs, Paul Lanteigne avance qu’avec la conjoncture économique actuelle, la formule coopérative présente une solution viable pour monter un projet en groupe. Seule, une personne peut avoir de la difficulté à obtenir du financement pour se lancer en affaire, mais former une coopérative repose sur la force du collectif.

« C’est difficile pour la nouvelle génération et les gens voient que c’est assez compliqué et difficile, surtout pour la mise de fonds. Alors les gens se disent qu’ils vont se regrouper et c’est là qu’on voit apparaitre la formule coopérative », avance-t-il.

Enfin, Paul Lanteigne a rapporté des échos de quelques municipalités dans la province qui songent au modèle coopératif pour la construction de logements abordables. Cette option est utilisée depuis longtemps au Québec et pourrait ainsi contribuer à répondre à la demande au Nouveau-Brunswick.