Paula Doucet

La dernière année aura été marquée par la signature de trois conventions collectives et le syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB) se réjouit que ces négociations menées avec succès contribuent maintenant au recrutement et à la rétention du personnel infirmier. Toutefois, beaucoup de changements devront être apportés pour améliorer les conditions de travail dans la province.

« Nous entendons beaucoup dernièrement que nos infirmières doivent offrir des soins dans des espaces non traditionnels, par exemple à Fredericton, une aire pour les ambulances et à Saint-Jean, des placards utilitaires. Ces pièces ne devraient pas être utilisées comme des chambres en raison d’une surcapacité de patients. Nos infirmières ont de la difficulté à offrir les meilleurs soins dans ces types de conditions », dénonce la présidente du SIINB, Paula Doucet.

Lueur d’espoir

Elle voit toutefois une lueur d’espoir à l’horizon avec la remise sur pied d’un comité provincial collaboratif du secteur infirmier qui réunit les parties prenantes de tous les niveaux. Ce regroupement avait été aboli il y a plusieurs années et Mme Doucet considère son retour d’un bon œil, puisqu’il rassemblera des instances autour d’une même table.

« Nous avons vraiment espoir que ce comité aidera à favoriser des changements dans les soins infirmiers », avance-t-elle en mentionnant qu’une première rencontre doit avoir lieu ce printemps. 

Un autre groupe qui réunit les syndicats infirmiers du secteur public et privé avec le gouvernement provincial a également été remis sur pied. Mme Doucet rappelle que ce groupe avait autrefois connu du succès avec des initiatives pour réduire la violence en milieu de travail et elle souhaite que ce dossier prioritaire se retrouve encore à l’ordre du jour.

« Ce n’est pas parfait, mais nous voyons ceci comme des étapes positives. Les infirmières auront besoin de temps pour faire confiance à nouveau », souligne-t-elle.