Plusieurs dossiers préoccupent l’Association de camionnage de l’Atlantique
L’Association du camionnage des provinces de l’Atlantique (ACPA) mène plusieurs dossiers qui touchent directement le Nouveau-Brunswick et les provinces avoisinantes. Le directeur général, Chris McKee, mentionne notamment l’annonce d’un poste de péage à la frontière avec la Nouvelle-Écosse, les services de traversiers et le vieillissement de la force ouvrière.
L’ACPA s’oppose ainsi au projet d’installer un poste de péage à la frontière du Nouveau-Brunswick avec la Nouvelle-Écosse d’ici 2028. « Ceci représente une barrière additionnelle pour le libre mouvement des biens et des gens au pays », avance-t-il.
La Transcanadienne est la seule route qui relie les deux provinces pour le transport par camion et les gens ne pourront donc pas éviter le péage.
L’ACPA considère que cette initiative pénaliserait l’industrie en lui imposant cette dépense supplémentaire qu’elle voit comme une double taxation, puisque les camionneurs payent déjà une proportion de taxes basée sur le kilométrage sous un gouvernement.
Traversiers
Un des traversiers qui relie Grand Manan à la terre ferme arrive en fin de vie et l’ACPA revendique de le remplacer par un plus grand vaisseau. Chris Mckee souligne que l’aquaculture est en croissance dans cette région et nécessitera plus de capacité pour le transport dans ce secteur.
L’association mène également des discussions avec Marine Atlantique pour assurer l’accès des camions aux services de traversiers avec Terre-Neuve-et-Labrador. « Nous demandons un vaisseau additionnel pour cette route. Nous voyons souvent des annulations de voyage en raison de la météo et nous avons des centaines de camions qui attendent le prochain vaisseau avec leurs produits frais, les médicaments, du propane et autres », avance-t-il.
Vieillissement des camionneurs
L’âge moyen des camionneurs en Atlantique dépasse 55 ans et peu de jeunes entrent dans l’industrie. L’ACPA souhaite encourager plus de personnes immigrantes qualifiées, des femmes et des autochtones à considérer une carrière dans le transport. « Notre économie, notre population et nos villes grandissent, mais avoir moins de conducteurs créera des problèmes d’approvisionnement », affirme-t-il.