La sécheresse de 2025 continue d’affecter les terres agricoles
La saison 2025 avait été marquée par une sécheresse intense qui a affecté tous les secteurs agricoles de la province, des producteurs de plantes fourragères aux fruits et légumes de toutes sortes. Les températures de l’été 2026 ont été moins extrêmes, mais les retombées de la sécheresse de l’an dernier se font toujours sentir dans les champs du Nouveau-Brunswick.
« Je pense que cet été a été mieux que l’an dernier avec plus de précipitations et une température plus prévisible et moins erratique. La sécheresse de l’an dernier a été tellement extrême qu’elle affecte encore les fermiers cette année. Elle a endommagé tellement de cultures et plusieurs plantes et fruits, comme les fraises et les bleuets, qui sont plus faibles que la normale », résume la présidente de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, Danielle Connell.
Elle mentionne que les plantes vivaces ont commencé la saison avec des dommages entrainés par cette sécheresse et qu’elles sont donc plus susceptibles aux insectes nuisibles et aux maladies. « Même les herbes vivaces que nous récoltons chaque année le montrent encore. Il y a eu une grosse différence, comme les fermiers qui coupent le foin pour les vaches. Il y a plus de mauvaises herbes cette année », ajoute-t-elle.
Impact des tarifs
Au moment de l’entrevue, les produits agricoles néo-brunswickois exportés aux États-Unis étaient toujours épargnés par les tarifs américains, puisqu’ils se trouvent
sous l’égide de l’Accord Canada-
États-Unis-Mexique (ACEUM). Mais certains ingrédients américains pour la transformation ou pour faire de la valeur ajoutée par les producteurs de la province sont soumis aux tarifs.
« Aussi, il est maintenant beaucoup plus couteux d’acheter du matériel d’emballage. De plus, la plupart des tracteurs sont fabriqués aux États-Unis et, potentiellement, le coût de tous les tracteurs a maintenant doublé », déplore Mme Connell. Elle affirme qu’aucune ferme de la province ne peut absorber sans difficulté l’achat d’un tracteur de 500 000 $ dont le prix a subitement grimpé à un million de dollars. L’importante augmentation des coûts et des dépenses des producteurs agricoles de la province représente donc un enjeu de taille pour toute l’industrie en 2026.