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Le fardeau de l’augmentation des couts aura marqué de façon significative la saison printanière de pêche au homard dans la zone 23 de Dalhousie à Pointe-Sapin. Et la saison qui débutera bientôt en août dans la zone 25 suivra vraisemblablement le même scénario.
« Au niveau de la ressource, certains endroits vont très bien, alors que d’autres vont moins bien comme à l’habitude », avance Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) en mentionnant notamment le secteur de Neguac où les prises sont moins abondantes. « Le défi cette année est plutôt les couts d’exploitation qui ont beaucoup augmenté cette année comparée à l’année passée. »
Le cout du carburant a augmenté de 35 pour cent, alors que le prix de l’appât a doublé. Un pêcheur peut ainsi dépenser plus de 4 600 $ par semaine pour son carburant s’il utilise 300 litres par jour. L’appât quant à lui requiert facilement un autre 6 000 $ hebdomadaire, puisque jusqu’à 500 livres sont nécessaires chaque jour pour mettre dans les trappes. « Le pêcheur à l’heure actuelle est payé 7,50 $ la livre, comparativement à 6,50 la livre dix ans passés », souligne-t-il.
À cela s’ajoute le salaire des hommes de pont qui reçoivent chacun environ 1 500 $ par semaine. Si un équipage est formé de trois aides-pêcheurs, ceci représente un cout de 80 000 $ pour une saison. Un bateau neuf entraine des paiements annuels d’au moins 12 000 $ par année pour une période de 15 ans. Enfin, le remplacement constant des trappes peut s’élever à 17 500 $ annuellement.
« Tout ça pour dire que la marge est vraiment fine. Si en plus le pêcheur a acheté son permis récemment, ça donne un autre 50 à 100 000 $ par année. Après ça, il faut se payer un salaire comme capitaine », ajoute-t-il en mentionnant aussi les assurances et les réparations au bateau.
« On espère que le prix payé aux pêcheurs va augmenter et on met de la pression pour que ça se fasse. Les marchés sont difficiles à prévoir. On est déçu de voir une disparité entre ce que nous recevons ici et d’autres régions des Maritimes », dénonce-t-il en rapportant des prix de 8,50 $ la livre reçus par des pêcheurs en Nouvelle-Écosse, sur l’Île-du-Prince-Édouard et en Gaspésie.