Éda Roussel, conseillère aux pêches et responsable des dossiers de l’Association des crevettiers acadiens du golfe (Gracieuseté)
Après une réduction drastique du total des captures admissibles (TAC) en 2024, seuls quelques crevettiers du Nouveau-Brunswick prennent encore la mer pour pêcher la crevette nordique. Éda Roussel est conseillère aux pêches et responsable des dossiers de l’Association des crevettiers acadiens du golfe (ACAG) à la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels (FRAPP). Elle signale que seuls trois pêcheurs ont pris le large cette année et que deux autres devraient partir sous peu.
« En tout, il y a 24 permis de pêche à la crevette au Nouveau-Brunswick. Présentement au niveau de l’ensemble des permis, seulement cinq crevettiers participent à la pêche avec la diminution des quotas de 89 pour cent en 2024. Ça fait en sorte qu’il n’y a pas assez de crevettes pour que les pêcheurs aillent pêcher. Ceux qui ne sont pas actifs transfèrent leur permis à ceux qui le sont encore », explique-t-elle.
Un des derniers crevettiers encore actifs au Nouveau-Brunswick, le Gilles L. II (Gracieuseté)
Au moment de l’entrevue à la fin du mois de mai, les crevettiers en mer effectuaient une sortie à l’ouest de Terre-Neuve. Le voyage pour s’y rendre prend une journée et les crevettiers consacrent de quatre à cinq jours à la pêche. « Comme il n’y a plus d’usine ici, ils vont vendre la crevette à Terre-Neuve. Je dirai que le prix a bien été pour les pêcheurs de Terre-Neuve comme tels, qui ont apparemment tous fini leur saison. Nos pêcheurs qui sont là nous disent que leurs prises ne sont pas si pires, mais que la crevette est petite », ajoute Mme Roussel.
Un membre de l’ACAG s’est quant à lui rendu dans la zone de pêche d’Anticosti. « Il nous dit que c’était vraiment bien comparativement à l’année passée. C’est mieux et la crevette est vraiment belle », note Mme Roussel.
(Gracieuseté)