Paul Robichaud, conseiller aux pêches, chargé de projet et responsable des dossiers crabes
des neiges pour la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels et l’Association des pêcheurs professionnels crabiers acadiens, tire deux conclusions de la saison 2026 du crabe des neiges. Le déglaçage des eaux s’avère essentiel pour une ouverture de saison plus hâtive et il souhaite une révision des protocoles pour les fermetures reliées aux baleines noires.
« On n’en dira jamais assez sur l’importance d’avoir du déglaçage dans nos havres et nos ports le plus tôt possible dans la saison. L’année 2026 a été flagrante pour montrer son importance. La saison a seulement commencé le 14 avril. Si nous avions pu débuter plus tôt, ça aurait permis de capturer beaucoup plus de crabes avant l’arrivée des baleines », note-t-il.
Il souligne quand même les efforts du ministère des Pêches et Océans et de la Garde côtière canadienne pour briser les glaces. « Mais il n’en demeure pas moins qu’on peut toujours améliorer les choses.
Si nous pouvions trouver des moyens en collaboration avec la garde côtière pour que nos ports et havres soient déglacés plus tôt, ceci nous permettrait de sortir plus tôt et d’éviter les baleines », avance-t-il.
Il rappelle que la détection d’une seule baleine noire de l’Atlantique Nord entraine la fermeture de neuf quadrilatères qui mesurent chacun deux cents kilomètres carrés. « Neuf quadrilatères équivalent à près de deux mille kilomètres carrés, ce qui est la superficie totale de la Péninsule acadienne », illustre-t-il.
Il désire donc collaborer avec Pêches et Océans pour discuter de la façon dont sont gérées les fermetures de territoires de pêche. « De notre point de vue, il faudra continuer d’améliorer le protocole de fermeture pour qu’il soit moins punitif pour les pêcheurs de crabe des neiges, tout en continuant d’assurer une protection des baleines noires », avance-t-il.