Dounia Daoud, directrice générale du Réseau canadien de recherche sur le homard (Gracieuseté)
Devan Archibald, directeur scientifique du Réseau canadien de recherche sur le homard (Gracieuseté)
Le Réseau canadien de recherche sur le homard forme une plateforme de recherche dédiée à favoriser la collaboration entre tous les acteurs et actrices de la pêche au homard au pays. Mené par l’industrie, le réseau réunit ainsi des personnes en recherche avec les gens sur le terrain, comme l’industrie, les communautés autochtones, le gouvernement, des groupes de recherche et le milieu universitaire.
La directrice générale du réseau, Dounia Daoud, souligne que cette collaboration entre les milieux en représente l’une de ses principales caractéristiques. « Les pêcheurs ont plein de réponses avant même que les scientifiques puissent venir étudier la question. L’impact des changements climatiques, ça fait bien longtemps que les pêcheurs nous en parlent. Ils sont l’âme de l’océan et ont les yeux sur l’eau. Les scientifiques viennent conforter ce que les pêcheurs ont observé de façon empirique. Travailler ensemble est primordial et est un peu notre fer de lance », explique-t-elle.
Une autre particularité du réseau est l’inclusion des sciences sociales. « Nous nous sommes rendu compte que le homard tout seul est important, mais il fait aussi vivre toutes les communautés côtières du Nouveau-Brunswick et des autres provinces de l’Est. Oui, nous avons l’état des stocks, mais il est aussi bien de connaitre comment il fait vivre les communautés côtières », précise-t-elle.
Enfin, Mme Douad ajoute que le réseau souhaite également générer un centre de données pour l’industrie. « Souvent, c’est la même personne qui gère l’organisation qui fait la prise de données avec un peu d’aide d’étudiants l’été. Après, elle essaye de retourner cette information aux pêcheurs. Nous voulons venir soulager un peu les organisations en traitant leurs données et en les informatisant. Ceci permettra d’avoir un retour plus rapide pour les pêcheurs et de répondre à des questions sur un plus grand spectre », souligne-t-elle.
(Archives)