L’échantillonnage est effectué en mer par le Réseau canadien de recherche sur le homard pour son projet sur la taille à maturité des homards femelles. (Gracieuseté)
Le Réseau canadien de recherche sur le homard termine à l’heure actuelle deux projets de recherche sur ce crustacé. La directrice générale du réseau, Dounia Daoud, mentionne ainsi une étude sur la taille à maturité des femelles et une autre sur l’aspect socioéconomique de la pêche au homard dans les communautés côtières.
Mme Daoud rappelle que la taille à maturité de 50 pour cent des femelles est une valeur utilisée pour l’établissement de mesures de conservation du homard. « Elle sert à établir une certaine taille minimale pour assurer que les stocks puissent se renouveler. Certaines de ces données n’avaient jamais été mesurées au Québec dans la zone 25 et, dans certaines zones, ça faisait peut-être de 10 à 15 ans que cette donnée n’avait pas été réactualisée », ajoute-t-elle.
En mai et juin 2025, le RCRH a donc recueilli ces données dans six différentes zones de pêche et la collecte s’est poursuivie dans d’autres régions cette année lors de la pêche au homard de ce printemps. Les données seront ensuite analysées, puis distribuées aux associations de pêche membres du réseau.

Étude socioéconomique

« Nous avons aussi une étude socioéconomique qui essaye de comprendre quel est le retour, quels sont les flux économiques qui se passent dans une communauté par rapport à la pêche au homard », explique-t-elle.
Les chiffres existent déjà pour comptabiliser la valeur des débarquements et les retombées économiques reliées à la transformation et la mise en marché du homard. Cependant, peu d’études se sont intéressées à l’impact de cette pêche dans les communautés côtières. Depuis l’automne dernier, des pêcheurs de cinq zones de pêches réparties dans trois provinces ont ainsi répondu à des questionnaires. L’étude a eu un haut taux de participation et les données sont en cours d’analyse.
« Elle va permettre de donner des outils scientifiques aux organisations pour pouvoir mieux valoriser l’impact du pêcheur et son impact dans la communauté », souligne-t-elle.
La biologiste Jade Petritchenko du Réseau canadien de recherche sur le homard dans un laboratoire. (Gracieuseté)