Cette photo d’archive montre des pêcheurs de hareng au travail. (Archives, gracieuseté d'Hervé Mallet)
En juillet dernier, le ministère des Pêches et Océans Canada a annoncé une légère augmentation du total autorisé des captures (TAC) de maquereau de l’Atlantique et du TAC du hareng d’automne. L’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM) a salué cette mesure comme un « pas dans la bonne direction pour améliorer la viabilité des entreprises de pêche côtière ».
Martin Mallet, directeur général de l’UPM, affirme que l’annonce est une mesure importante pour améliorer l’accès à des ressources halieutiques essentielles, à un moment où les pêcheurs font face à des pressions économiques croissantes. Rappelons que les pêcheurs de homard utilisent le maquereau et le hareng comme appât dans leurs trappes à homard.
« Ça vient en aide un peu, mais on est encore loin de l’accès qu’on aimerait avoir pour l’année prochaine et qui viendrait vraiment réduire les couts d’exploitation pour les pêcheurs qui pourraient pêcher leur propre appât », explique-t-il.
À titre d’exemple, il estime qu’un pêcheur de homard peut utiliser jusqu’à 30 mille livres d’appât durant une saison, ce qui représenterait de 5 à 6 tonnes de poisson. Le nouveau TAC du maquereau de l’Atlantique a été fixé à 1 500 tonnes, dont 1 400 tonnes pour l’appât à répartir entre les pêcheurs de la région.
L’UPM déplore aussi que la date de la deuxième ouverture pour la pêche au maquereau comme poisson-appât ait été fixée pour le 17 août 2026. Cette annonce est survenue trop tard pour profiter aux pêcheurs de homard dont la plupart s’étaient déjà procuré leur appât ailleurs à couts plus élevés.
« L’appât peut provenir de partout au monde, du Canada, des États-Unis, d’Europe ou d’Asie. L’appât est souvent du poisson bas de gamme qui n’est pas pour la consommation humaine. Mais nos pêcheurs préfèrent le maquereau », ajoute-t-il.