L’automatisation des processus n’est pas une solution pour contrer la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, comme ceux des soins dans un foyer pour personnes âgées.
La pénurie de main-d’œuvre forme un autre facteur qui affecte durement les PME de la province. Ce défi existe depuis longtemps et il continuera d’impacter la croissance des entreprises du Nouveau-Brunswick pour encore de longues années.
« Souvent, ce n’est pas nécessairement qu’on a des postes à combler immédiatement. Mais face à cette pénurie de main-d’œuvre, des fois certains projets ne vont pas de l’avant parce que l’entreprise a une certaine crainte au niveau de la main-d’œuvre qui, en plus, est accentuée par la guerre commerciale », précise l’économiste Pierre-Marcel Desjardins.
Les dossiers de main-d’œuvre ont également été touchés par les exigences plus contraignantes du gouvernement fédéral. Celui-ci a resserré les règles liées aux travailleurs étrangers temporaires qui œuvrent dans des secteurs saisonniers, comme la pêche ou l’agriculture. En même temps, le fédéral a réduit ses cibles d’immigration au pays, ce qui a ralenti par ricochet la croissance de la population active de la province.
« Si on regarde les statistiques, la pénurie de main-d’œuvre est une tendance qui va rester pour les dix à quinze prochaines années. Plus de personnes vont prendre leur retraite que de nouvelles personnes vont intégrer le marché du travail. Si cette différence n’est pas comblée par l’immigration, nous aurons un déclin prévisible de notre main-d’œuvre », avance-t-il.
L’automatisation des tâches et des processus ou encore l’utilisation de l’intelligence artificielle sont souvent présentées comme des solutions possibles à ces importants défis de main-d’œuvre. Toutefois, ceci s’applique difficilement à plusieurs secteurs, tels que les soins personnels dans les foyers de soins ou des services médicaux dans une communauté. Les PME devront donc continuer de se démarquer pour recruter et retenir le personnel dont elles auront besoin.