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La dernière année aura été marquée par plusieurs facteurs qui auront affecté les PME du Nouveau-Brunswick et, sans contredit, la guerre commerciale des États-Unis se retrouve en tête de liste. L’économiste et professeur à l’Université de Moncton, Pierre-Marcel Desjardins, ajoute toutefois une précision importante : cet impact s’est majoritairement effectué de manière indirecte pour les entreprises d’ici.
Pierre-Marcel Desjardins.
Certes, les entreprises exportatrices ont été durement affectées, mais ce serait plutôt l’incertitude qui aura régné qui aurait le plus perturbé les PME dans le sens global. Celles-ci ont alors hésité à investir dans des projets de croissance, d’innovation ou d’embauche, puisque personne ne sait quelles seront les décisions de l’autre côté de la frontière.
« Aussi, il y a peut-être eu des entreprises d’ailleurs au pays qui ont été touchées par les tarifs et qui, face à une augmentation des difficultés d’accès au marché américain, se sont tournées vers les marchés canadiens. Ceci a amené par ricochet une augmentation de la concurrence pour certaines de nos PME », avance-t-il en mentionnant notamment les secteurs de l’acier ou encore les produits liés à la forêt.
« Un autre effet est l’impact sur certains de nos intrants qui sont affectés par les tarifs, comme certains fournisseurs de nos entreprises », ajoute-t-il.
L’augmentation des couts d’énergie a quant à elle touché les PME de nombreux secteurs, particulièrement les pêches, le camionnage, les services de taxi, etc. Ces industries ne peuvent faire autre chose qu’absorber ces hausses, ce qui réduit leurs marges de profit.
Finalement, M. Desjardins note que l’économie canadienne a quand même fait preuve de résilience et n’est pas tombé en récession. « Nous avons réalisé que nous étions très dépendants du marché américain, mais aussi que nous pouvions survivre malgré la guerre commerciale. Pour moi, c’est un signe de la solidité et de la bonne santé globale de la province et du pays », conclut-il.