L’ACA poursuit ses efforts dans plusieurs dossiers
Le rachat de permis de pêche au crabe des neiges par des intérêts de l’extérieur de la province préoccupe l’Association des crabiers acadiens. Son directeur général, Marcel Hébert, y voit une perte d’activité économique pour la région et souhaiterait y remédier.
« Nous aimerions garder nos permis de pêche au crabe des neiges dans la province. Nous sommes en discussion avec le ministère des Pêches et Océans à Ottawa et avec le bureau du ministre pour faire en sorte que les permis demeurent des permis de pêche familiaux commerciaux », avance-t-il.
Il explique que ceci permettrait de transférer le permis à un membre de la famille immédiate. « L’impact économique resterait dans la région », affirme-t-il.
La valeur d’un permis de pêche au crabe des neiges peut facilement atteindre 15 millions de dollars de nos jours. « Les couts sont rendus tellement élevés que personne ne peut les acheter à moins d’être financé par des groupes qui ne viennent pas du Nouveau-Brunswick », déplore-t-il.
Il reconnait qu’il s’agit d’un projet d’envergure, puisque de tels changements ne s’appliqueraient pas uniquement au crabe des neiges, mais également aux autres espèces à l’échelle nationale. « Les permis familiaux commerciaux n’existent pas encore, mais c’est quelque chose que nous essayons de développer avec le ministère. Il faut définir ce qu’est la famille immédiate et nous travaillons dessus », ajoute-t-il.
Un autre dossier de l’ACA est la sensibilisation à l’impact négatif des débarquements illégaux. M. Hébert explique notamment que ceux-ci augmentent les taux d’exploitation et met en péril le renouvèlement de la ressource comme il se doit. « Pour nous, il est important de conserver la biomasse résiduelle pour qu’elle soit assez importante pour assurer la reproduction des femelles matures. Quand il y a des débarquements illégaux, on ne sait pas ce qui se passe et quel est l’impact sur la biomasse », dénonce-t-il.