Le nouveau conseil de l’Union des pêcheurs des Maritimes, de gauche à droite : Bruce Wilson, secrétaire-trésorier; Nancy Wadden, vice-présidente, Nouvelle-Écosse; Réjean Comeau, président; Carl Allen, vice-président, Nouveau-Brunswick et Martin Mallet, directeur général. (Gracieuseté de l'Union des pêcheurs des Maritimes)
Dans la foulée du congrès annuel de l’Union des pêcheurs des Maritimes en mars dernier, son directeur général indique que les pêcheurs attendent la saison 2026 avec optimisme.
« Les pêcheurs sont optimistes. Du côté des acheteurs et du côté des marchés, ils ne sont pas très jaseurs, ce qui est un bon signe qu’ils ne sont pas inquiets. Quand ils sont inquiets, on l’entend », avance Martin Mallet.
« On entend des marchés qu’il n’y a pas de crabe des neiges en stock. La demande devrait donc être là, comme la demande devrait être là pour le homard, puisqu’il n’y a pas beaucoup de produits congelés en stock. Des fois, il va y avoir des stocks de produits de congélation à la fin de l’hiver, dépendamment de comment la pêche d’hiver se passe en Nouvelle-Écosse. Ça peut créer des problèmes de stock pour la saison du printemps, mais ce n’est pas le cas », poursuit-il.
Il rappelle que les quantités de homard pêchées au large des côtes du Maine et aussi par les pêcheurs de la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse diminuent depuis quelques années. « Ça limite l’offre, ce qui fait que le marché demeure là », affirme-t-il.
Le seul bémol à l’horizon est évidemment l’instabilité économique entrainée par la guerre américaine en Iran. « Ça peut affecter l’ensemble de l’économie et c’est là le problème. On ne sait pas si le cout du carburant continue de monter et ça affecte toute la chaine d’approvisionnement, autant les couts d’exploitation du pêcheur que les couts du quotidien pour les gens qui consomment les produits de la mer », ajoute-t-il.
Les participants au Congrès annuel de l’Union des pêcheurs des Maritimes tenu à Moncton en mars dernier. (Gracieuseté de l'Union des pêcheurs des Maritimes)