Amédée Savoie, directeur général de la Maison BeauSoleil. (Archives)
Le lac Bras d’or en Nouvelle-Écosse avait été touché en 2002, puis l’Île-du-Prince-Édouard en 2024. Des producteurs d’huitres du Nouveau-Brunswick ressentent à leur tour les effets de deux maladies animales aquatiques communément appelées MSX et Dermo. Ces maladies ne présentent aucun risque pour la santé humaine ou la salubrité des aliments, mais elles entrainent une augmentation de la mortalité des huitres et une diminution de leur taux de croissance.
« Sans être trop dramatique, je dirai que l’industrie des huitres est en péril dans certaines régions de la province à cause des maladies MSX et Dermo. Ça nous a frappés cette année, surtout dans le sud de la province dans la baie de Cocagne », annonce Amédée Savoie, directeur général de la Maison BeauSoleil.
Des plongées exploratoires sous la glace cet hiver ont révélé qu’environ 80 pour cent de ses huitres cultivées dans la baie de Cocagne n’ont pas survécu. Au moment de l’entrevue au mois de mars, il souhaitait que la réalité soit moins sombre lors du début des récoltes d’huitres en avril dans ce secteur, mais il n’était pas trop optimiste.

« On parle de plusieurs emplois, près de mille emplois directs et indirects au Nouveau-Brunswick. Ça affecte nos marchés aussi. On essaye de trouver une solution le plus vite possible afin de réduire ces pertes », avance-t-il en mentionnant déjà des tests avec différentes souches d’huitres pour repérer les plus résistantes.

L’an dernier, le ministère de l’Aquaculture, de l’Agriculture et des Pêches (MAAP) du Nouveau-Brunswick, en collaboration avec des partenaires comme l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a mis en œuvre des mesures en réponse à la détection des maladies MSX et Dermo le long des côtes de la province. Celles-ci comprennent notamment la surveillance des maladies et la gestion des déplacements des mollusques.
Des huitres de la Maison BeauSoleil (Page Facebook d’Amédée Savoie)

L’industrie ostréicole en quelques chiffres 

Plus de 100 entreprises ostréicoles sont actives le long des côtes du Nouveau-Brunswick, selon le ministère de l’Aquaculture, de l’Agriculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick.

 

Ces entreprises emploient environ 640 personnes et, en 2024, elles ont généré des ventes de 34,2 millions.