Le quotidien d’une agente de pêche
Stéphanie Poirier est agente de pêche pour le ministère des Pêches et Océans depuis 15 ans et elle est présentement superviseure de détachement par intérim pour les effectifs de Shippagan, Caraquet et Neguac. Elle offre ici un aperçu du travail de ces agents à l’aube de la saison de pêche 2026.
« Nos principales tâches sont de faire de l’éducation au niveau de toutes les personnes qui pratiquent des pêches, que ce soit une pêche commerciale, une pêche récréative ou une pêche autochtone. Nous sommes là pour nous assurer que tous les règlements mis en place sont respectés », explique-t-elle. Ce volet éducationnel peut s’effectuer en salle de classe avec des enfants ou encore lors de rencontres avec des personnes qui œuvrent dans l’industrie des pêches.
« Un autre volet est de faire des enquêtes et des suivis de conformité », ajoute-t-elle. Les agents de pêche mènent ainsi des inspections et font de la surveillance pour s’assurer que les gens connaissent et respectent les règlements. « C’est un peu comme le rôle d’un policier en mer. Il y a des règlements qui sont mis en place et nous sommes responsables de leur application », précise-t-elle en mentionnant que les agents portent une arme à feu.
« Les tâches d’un agent de pêche sont vraiment variées et dépendent de ce qui se passe dans notre secteur. Par exemple, on se prépare maintenant pour l’ouverture de la pêche au crabe des neiges. Les agents sont sur le terrain, font des inspections et parlent avec les pêcheurs. Nous allons à leur rencontre pour leur rappeler les règlements et s’il y a des changements au niveau des permis. Nous voulons souvent commencer la conversation avec eux », affirme-t-elle. Des agents peuvent aussi effectuer des inspections en mer en collaboration avec la garde côtière.
Stéphanie Poirier ajoute que la variété au quotidien est un attrait dans ce travail et elle est heureuse également de contribuer à la protection des ressources en mer et de leur pérennité.